Schneider Electric révolutionne l'automatisation industrielle avec un DCS ouvert défini par logiciel

Le paysage de l'automatisation industrielle subit une transformation fondamentale. Schneider Electric a récemment présenté EcoStruxure Foxboro Software Defined Automation (SDA). Cette solution représente le premier système de contrôle distribué (DCS) véritablement ouvert et défini par logiciel de l'industrie. En dissociant la logique de contrôle du matériel physique, Schneider vise à redéfinir la gestion des opérations à long terme dans les industries de procédés.
Dissocier le logiciel des contraintes matérielles
Traditionnellement, un DCS liait les opérateurs à un matériel propriétaire spécifique. Cela imposait des cycles coûteux et perturbateurs de « remplacement complet » lors des mises à niveau. Schneider Electric sépare désormais la couche logicielle de contrôle de l'infrastructure sous-jacente. Par conséquent, les responsables d'usine peuvent moderniser leurs systèmes de contrôle sans remplacer les composants physiques fonctionnels. Cette flexibilité réduit les dépenses d'investissement et prolonge la durée de vie des actifs existants.
Adopter les standards ouverts et l’interopérabilité
La plateforme EcoStruxure Foxboro SDA privilégie « l’ouverture » plutôt que les écosystèmes fermés. Elle exploite EcoStruxure Automation Expert pour créer un environnement interopérable. Cette couche permet au système de communiquer sans interruption entre différentes plateformes fournisseurs. Ainsi, les ingénieurs peuvent déployer des architectures unifiées d’ automatisation d’usine sur plusieurs sites mondiaux. Cette indépendance vis-à-vis des fournisseurs favorise une montée en charge plus rapide face à l’évolution des demandes du marché.
Prioriser la cybersécurité et la conformité IEC 62443
Dans le contexte actuel des menaces, la sécurité est une exigence incontournable pour l'automatisation industrielle. Schneider Electric a conçu ce système selon des principes stricts de « sécurité dès la conception ». La plateforme est conforme à la norme IEC 62443-3-3 pour la sécurité des systèmes de contrôle industriels. De plus, cette approche définie par logiciel simplifie la convergence des technologies de l’information (IT) et des technologies opérationnelles (OT). Cette intégration est essentielle pour les entreprises développant la surveillance à distance et l’analyse avancée des données.
Une voie stratégique de migration pour les utilisateurs historiques
Les clients Foxboro existants bénéficient d’une voie claire et à faible risque vers la modernisation. L’offre SDA permet aux utilisateurs de conserver des éléments familiers de la plateforme tout en accédant à des capacités prêtes pour l’avenir. Cependant, le système séduit également les nouveaux clients à la recherche d’un DCS moderne. En assurant une continuité numérique, Schneider garantit que les investissements passés restent protégés lors de la transition vers l’Industrie 4.0.
Améliorer l’efficacité opérationnelle et la préparation à l’IA
Les systèmes définis par logiciel ne se contentent pas de contrôler les processus ; ils fournissent une base pour l’innovation. Cette architecture facilite l’intégration des outils d’ intelligence artificielle et d’apprentissage automatique . En outre, elle permet la maintenance prédictive en surveillant la performance du système en temps réel. Ainsi, les entreprises peuvent identifier les défaillances potentielles avant qu’elles ne provoquent des arrêts coûteux. Selon une étude d’Omdia, les systèmes fermés coûtent aux entreprises de taille moyenne jusqu’à 7,5 % de leur chiffre d’affaires annuel en inefficacités.
Analyse de l’auteur : la fin du verrouillage fournisseur ?
Cette initiative de Schneider Electric est une réponse audacieuse au mouvement « Open Process Automation ». Pendant des décennies, le secteur de l'automatisation industrielle a pris du retard par rapport au monde IT en matière de virtualisation. En adoptant un modèle défini par logiciel, Schneider apporte enfin l’agilité de l’informatique en nuage à l’atelier. À mon avis, cela obligera d’autres grands acteurs comme Siemens et Honeywell à accélérer leurs propres feuilles de route d’architecture ouverte.
